Le début d'une histoire quand on débarque dans le port de Marseille, que tout nous surprend, que tout nous agace, que tout nous enchante, ou la fin, quand on longe le J4, qu'on passe entre les phares et que le bateau disparait sur l'horizon, que l'inconnu nous tends les bras. C'est selon et ça dépend du vent.
Outre le fait que Marseille a perdu la finale de la coupe de France de football ce qui n'était pas vraiment pour me déplaire étant donné le concert de klaxon et autres manifestations débiles du comportement humain lorsqu'il est en liesse auxquels nous avons échappé, outre le fait que je me suis fait renverser à vélo (jamais deux sans trois) par un connard en scooter qui m'a délibérément foncé dessus et n'a pas pris la peine de s'arrêter (décidément c'est une manie), ça va.
Et sans transition aucune, voici une fresque, assez imposante en réalité vraie, ornant un mur sur le boulevard de la Corderie, pour ceux qui visualisent.
A la demande générale, voici des nouvelles du Baobab Malien. Il a survécu à quelques heures de voyage dans un sachet plastique au fond d'un sac à dos dans une soute d'avion. Il a résisté à un rempotage et après avoir perdu toutes ses feuilles, il s'est refait une santé dans mon solarium Marseillais. Aujourd'hui, le voilà en grande forme.
Oui je sais, le jeu de mot ne vole pas bien haut, sauf que la plante si puisqu'elle est au 4ème étage sur le balcon et s'en porte pas trop mal. Il faut dire que le soleil et la chaleur ont fait un come-back très remarqué. Demain, des nouvelles du baobab du Mali.
Un film que l'on m'a conseillé. Après visionage je le conseille à mon tour. C'est du pur, du brut, 100% naturel, humain, simple et sensible.
"Tu veux faire un film sur moi ? Tu vas te donner bien du mal. Les gens doivent nous trouver folkloriques. Mais moi, je ne suis pas dans le folklore, je suis dans ma vie."
Paul aura bientôt soixante-quinze ans. Il est vieux garçon, paysan, pêcheur et bedeau. Il vit dans une ferme d’un autre âge avec ses deux soeurs cadettes, célibataires elles aussi. Cette année, ils raccrochent, "ça va faire un vide dans le paysage…" Ce paysage est celui du cap de la Hague. L’air y est vif, les vents imprévisibles, le granit rugueux, l’horizon immense. Evidemment Paul est né ici. Il y mourra. Il s’y prépare. Non sans s’être acquitté de l’essentiel : transmettre son héritage.
Ce blog n’est pas vraiment révolutionnaire dans la forme et dans le fond. Et je ne pense pas changer ma ligne éditoriale comme on dit dans le jargon. Mais puisque l’heure est grave et qu’on a encore quelques jours de liberté conditionnelle avant la dictature populiste annoncée, faut en profiter. J’espère que vous n’avez pas oublié de mettre un peu de musique- c’est Keny et elle est vraiment super énervée – pour plus d’infos : http://www.keny-arkana.com/– Serge Portelli n’est pas trop content non plus à cause de la non publication in extremis de son nouveau livre Rupture dressant le bilan sans concession de 5 ans de gouvernement Sarkozy et réfutant la plupart des fausses évidences fondant sa politique de sécurité. Heureusement le texte de l’ouvrage est publié intégralement sur Betapolitique, chapitre par chapitre : http://www.betapolitique.fr/ruptures/ - A titre d’exemple on pourra lire dans le premier chapitre intitulé Faux Bilan « Les responsables de la police et de la gendarmerie devront travailler en fonction d’objectifs précis et seront évalués en permanence. De leurs résultats dépendra leur carrière ». La machine à faire baisser les chiffres de la délinquance est en marche depuis le premier jour. Dès juillet 2002 la consigne est claire. Sévère aussi. Des belles phrases comme celle-ci y’en a plein et ça fait peur. Surtout quand elles sont vraies et que la consigne est appliquée à la lettre par ses sbires. L’autre jour, alors qu’avec quelques 20 collègues pro vélo, nous faisions une opération nocturne de marquage au sol de potentielles pistes cyclables, la Brigade Anti-criminelle de Marseille nous a ramassés et emmené au QG. La vraie raison n’était pas de nous punir pour peinturlurage sur une voie de bus, mais juste d’atteindre un quota d’arrestation mensuel. Avec nous c’était quasiment fait, sans heurs et sans insultes. C’est ce qu’ils nous ont dit texto. Alors la délinquance qui baisse grâce à une politique du flicage, c’est mascarade et compagnie. Dès lors, on est en mesure de penser que le reste du programme est du même acabit, ça sent le mensonge et la manipulation. Vous savez ce qu’il vous reste à faire. Et si vraiment vous ne croyez plus en personne, alors votez Bruno http://brunocandida.com/