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Sexe, accordéon et alccol

Publié le par Yves

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Java, c’est pas d’la menthe à l’eau

Java, c’est l’vrai son parigo

Java, c’était hier soir à Marseille

Java sur scène c’est une pure merveille.

 

Trois concerts pour le pris d’un, trois rounds pour la modique somme de quelques euros, trois bonnes raisons de se déplacer jusqu’au Moulin, salle de concerts du quartier Saint-Just (l’équivalent du Splendid pour les Lillois), trois bonnes raisons de se réjouir.

 

Round 1 : Radio Cortex, le chanteur de Java en plein délire donne dans l’animation et la dérision, oscillant entre les Fatals Picards et le Soup Sound System, plongeant dans l’univers du R&B, de Serge Lama ou de Chantal Goya, pour en ressortir des chansons décapantes.

 

Round 2 : Winston Mc Anuff, dit Electric Dread, directly from Kingston Jamaïca, ou l’histoire d’un Rasta’man qui réincarne James Brown en avalant un crooner, drôle de mélange déganté, un set carré, ça tourne rond, si vous y comprenez quelque chose. Y’a sûrement une histoire de ganja là-dessous. Alors quand rastafari côtoie le rap musette, je vous laisse imaginer le cocktail.

 

Round 3 : Gouaille, énergie, improvisation, mariage des genres, slam, bal musette, jeu de scène, surprises… le tout servi par des musiciens plutôt doués, un excellent son et un bon jeu de lumières. Pas de fausses notes.

 

La devise : sexe, accordéon et alcool !


 


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Le temps qui passe...

Publié le par Céline

A la demande générale d'une personne, quelques mots sur la vie Marseillaise.
Pas de doute, on est pas des Marseillais… le dernier déjeuner en date dans mes relationship actuelles avec une vraie Marseillaise, en était le témoin flagrant : «c’est quand même bizarre comment tu parles» accompagné d'un levé de sourcil et une remontée de bouche de travers, signe ostensible du dégout.

Un peu comme quand je dis à un Marseillais d'ou je viens. De où ? Oh peuchère !… ma pauvre demoiselle. Les mines, le brouillard, le charbon, le crachin… Le Sud, c’est le midi. Donc, le Nord, c’est la nuit. Voilà les clichés sont jettés, ils n’ont pas tout faux mais le reste qui fait qu'on s'attache vraiment au Nord, ils connaissent pas. Alors moi aussi, je serai prudente avec les clichés, enfin je vais essayer.

Deuxième caricature marseillaise : «tranquille quand je bosse, faut pas se fatiguer non plus»...
Cest valable pour les travaux du tramway, 5 pour faire un trou, valable pour l'administration (qui devra faire l'objet d'un article spécial), valable pour les transports en commun : le métro ferme à 21h sauf le week-end et les soirs de matchs bien sur ! Caricature validée, téstée et approuvée, on est dans le vrai. Mais tout ça est bien supportable par rapport à l'incivisme ambiant : pourquoi laisser passer les piétons, pourquoi se garer sur une place, ou pourquoi pas se garer à 3 en épis sur une place handicapé, pourquoi jeter les poubelles au bon endroit, pourquoi faire la queue dans l'ordre, pourquoi pas klaxonner à fond pour faire passer le feu au vert ? Marseille appartient à tout le monde en particulier, surtout en particulier.

Le soleil, les olives et le pastis, l'OM, la bouillabaisse je ne vais pas vous faire l'intégrale cliché.
Mais celui du temps qui passe, mine de rien... ça fait du bien de prendre son temps. En ce moment, c'est mon passe temps favori.

Contre toute attente, la pluie est tombée toute la journée...

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Toussaint 2006

Publié le par Yves

Et voilà, Anne-Sophie a inauguré et baptisé la chambre d'amis. Il paraît qu'elle est très confortable et qu'on y dort bien. Faudra vérifier. Mais Anne-Sophie a fait bien d'autres choses pendant ses vacances : ascension de la Bonne Mère, visite du Panier, randonnée dans les calanques, balade sur le vieux port, flânerie vers le fort Saint-Jean, découverte des plages de gravier et promenade sur le port de Cassis. Son album photo de vacances est en ligne, mais il n'y a aucune photos dans la chambre.

Et voilà, Céline est enfin arrivée après d'interminables "à bientôt" à sa chère et tendre terre natale. Et entre deux interviews pour la célèbre classique Marseille-Cassis, elle nous rejoint dans nos déambulations diurnes. Par contre, plus moyen de l'arrêter lorsqu'il s'agit de vie nocturne et de bars. Sa fin de vie noctambule lilloise a laissé des traces de bière.

C'est pas tout ça mais c'est l'heure de la baignade, et comme l'eau est encore à 22°...




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La balade du mercredi

Publié le par Yves

Il faisait beau et pour une fois je n'étais pas débordé. Alors j'ai été voir de plus près le Corcovado marseillais (cf. l'album photos)

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Immeuble à balconnet

Publié le par Yves


Pensez à bien lever les yeux. Dès que vous apercevez ce magnifique balcon, vous n’êtes sûrement plus très loin. Et quand vous serez perché sur ce balcon, je vous laisse imaginer la vue…

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O when the Saints…

Publié le par Yves

Si un jour je ne sais plus à quel saint me vouer, je crois que j’irai voir la Sainte-Victoire, majestueuse, imposante, éclatante de blancheur au milieu de la garrigue Aixoise et de la terre rouge, dressant fièrement ses 1000 mètres de falaises et de crêtes sur lesquels on a spontanément envie de grimper.
Beaucoup choisissent la marche à pied et les petits sentiers qui serpentent à travers la montagne. D’autres, comme nous aujourd’hui, ajustent leurs minuscules chaussons compresseurs, enfilent un baudrier, et se lancent à l’assaut des parois codées aux noms énigmatiques (bibounénèze, gémeaux jumeaux, pâtes fraîches) ou évocateur (plates dalles). Chacun son niveau, son rythme (nerveux ou paresseux), son style (lézard ou jaguar), chacun son tour, en tête ou moulinette. Face à la paroi plein sud, le dos prend une teinte rose, écarlate pour certain, et ce ne sont pas quelques nuages de passage qui nous gâcherons ni le bronzage, ni le spectacle. Par contre, la fête à neuneu dans le champ d’à côté, et sa collection de tubes des années 80…. Ça n’a peut-être rien à voir avec la chanson de Boris Vian.

Oh quand les saints
Et les apôtres
S'en vont marchant l'un derrière l'autre
Dans la ville c'est la fête
Et tous les gens chantent gaiement
…./…
A tous les saints
Du paradis
Je préfère ceux de ma fifille
Et tant pis pour ceux que ça choque
Ce sont les seins les plus jolis.

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Droit de vélo, vélo pas droit !

Publié le par Yves

Y'a trois ans, une semaine après la rentrée, le matin de mon premier jour de stage IUFM, je retrouve ma voiture carbonisée. Lundi, une semaine après la rentrée, le matin de mon premier remplacement, je me fais percuter par une voiture. Renversant non ? Pas de bobo, rien que du dégât matériel, ouf, je m'en sors plutôt bien. Un peu abasourdi quand même par ce crétin qui m'a refusé une priorité et à l'évidence m'a pris pour l'homme invisible, je reste quelques instants au milieu du rond point, lui montrant l'arrière du vélo défoncé. Les automobilistes s'impatientent vite dans ces cas-là, en tous les cas par ici. L'un d’eux vient m'adresser ces mots gentils "Vous voyez pas  que vous êtes au milieu de la route !" J'obtempère et me range sur le côté. Mon emboutisseur démarre, sans doute pour venir se ranger afin que nous établissions un constat ou juste pour s'enquérir des dégâts qu'il vient de causer. Mais puisque qu'il est lancé, pourquoi s'arrêter, autant continuer sa route comme si de rien n'était. C'est ce qu'il fit. J'ai son numéro si ça vous intéresse 3435 SX 13. Bienvenu au royaume de c'est moi le plus fort et je t'emmerde.

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Viré camarguaise - dimanche 3 septembre 2006

Publié le par Yves

Ça commence par une virée au bout du Rhône, là où il jette ses tonnes d’eau polluées dans la mer. Pour y arriver, après passage du bac obligatoire et visite expresse des salins du midi, il faut longer la plage sur plusieurs kilomètres. C’était pas beau à voir. L’eau polluée, à côté, c’est rien. La pollution visuelle c’est quelque chose ma p’tite dame. Il s’agit de centaines de voitures, 4 x 4, camping-cars, caravanes, minibus, tentes, installés sur ce qui devait être une plage. A mi-chemin de ce yesman’s land, la pollution visuelle s’aggrave quand on passe les banderoles « Ici, on vit nu ! ». Ils devraient ajouter « … et on est tous gros, vieux et moches – le spectacle que nous infligeons est pitoyable – faites demi-tour avant d’avoir un choc irréversible ! »
J’ai fait comme ils auraient dû prévenir du risque encouru, et c’est le reste de ma petite escapade qui m’a sauvé. C’est ça qui est bien avec l’instinct grégaire. Ça te saccage un site en moins de deux, mais ça préserve tous les autres.
L’autre Camargue est beaucoup plus paisible et sauvage, bien que l’empreinte de l’homme y soit très forte. Des bassins d’eau parfois à sec, souvent vaseux et puants, abritants une multitude d’oiseaux plus ou moins farouches, séparés par des digues permettant de circuler à pieds, à cheval, à vélo… ou en bateau à voile (cf. « en sortant de l’école » de J. Prevert). Des digues conduisant aux dunes, à une plage croûtée immense et déserte, plaque chauffante géante d’où grimpent des volutes translucides floues, troublant le paysage sur 360°. On devine des choses brouillées : phare tordu, voiles de kite sans surf, dunes flottantes, arbustes mouvants, plage sans limite, mer inaccessible.
Et si… après une longue traversée.
Alors je m’y suis baigné.

Marseille, le 4 septembre 2006 à 23h09


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