Mercantour
Une petite mise en jambe dans le Parca National du Mercantour avant d'attaquer les sommets péruviens (voir l'abum photos).
Une petite mise en jambe dans le Parca National du Mercantour avant d'attaquer les sommets péruviens (voir l'abum photos).
Et c'est bien sûr le mojito qui l'emporte. La liberté ce n’est pas l'affaire de Cuba, juste une sorte d'utopie des Cubains face à une interminable monarchie. En attendant un changement dont les premiers soubresauts apparaissent discrètement, l'ennemi n°1 de la démocratie capitaliste survit tant bien que mal, et plutôt pas si mal si l'on considère l'ensemble des plaies modernes de ses voisins sud américain auquel il a échappé : pas de bidonvilles en carton, pas de délinquance à tous les coins de rue, ni de trafic mafieux en tout genre, pas de minorité bourgeoise propriétaire de la majorité des biens, pas d'enfants pieds nus dans les rues ni de mendiants qui crèvent sur les trottoirs... La révolution a accouché d'un drôle de système, qu'on peut qualifier sans trop se tromper de dictature. Mais une dictature tropicale qui offre éducation et formation à chaque habitant, un service de santé reconnu, un accès à la culture pour tous, et le minimum vital pour se loger et se nourrir. Certes, l'accouchement est douloureux, les sacrifices sont multiples, la mayonnaise révolutionnaire commence à retomber et la population fatiguée aspire à un renouveau. Cuba la singulière, (mal)heureuse rescapée d’un communisme déchu ; Cuba fière de sa révolution tenant tête aux puissants de ce monde avides de conquête ; Cuba crevant la dalle et rêvant de Coca ; Cuba aux visages… entre les deux mon cœur balance.
Toutes les photos en meilleures résolutions sont disponibles ici
La musique a été enregistrée à la Havane au Café París - avec un appareil photo, ceci explique la qualité du son – c’est d’ailleurs le nom très original du groupe « El son de Cuba ».

Madame,
Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de lettres comme la vôtre que je reçois chaque année. Et chaque année, je dépense toutes mes étrennes en timbres pour répondre aux vieilles esseulées dans votre genre. Et puis tout ce temps passé à écrire, quel ennui. Mais cette année, j’ai trouvé la combine. Ma femme m’a offert une photocopieuse pour Noël. Et puis les timbres, j’ai décidé de ne plus en mettre, n’en déplaise à votre collection poussiéreuse.
Mais le pire, c’est ce moment passé chez chacune d’entre-vous, dans cette atmosphère rance et nauséabonde, à écouter vos plaintes sur les années qui passent, la jeunesse qui n’est plus ce qu’elle était, et tout qui fout le camp. Quant à vos commentaires sur la météo ou sur le voisin d’en face qui se promène en caleçon dans son appartement « Quand même, le respect se perd », quel ennui profond !
Combien de fois ai-je détesté ce goût du café réchauffé, cette sensation de caramel qui se coince dans les molaires et vous détruit la mâchoire ? Mais pire que tout, je hais la vue de ces affreuses photos de chiots de l’Almanach devant lesquelles vous vous gaussées toutes. A choisir, je préfère encore vos sales petits chiens qui me mordent les mollets.
Je ne vous souhaiterai pas une bonne santé ni de passer l’hiver.
Si c’est le cas, c’est moi qui m’en irai.
Hostilement,
Le facteur.
Ce matin, vendredi 14 août, avant-dernier jour colombien. Je parle pour moi car pour le reste, la vie continue normalement. J’en profite donc pour visiter une réserve naturelle située aux portes de la ville où il est paraît-il très aisé d’observer quantité d’oiseaux tropicaux.
Récupérer un laissez-passer, c’est fait ; trouver un taxi pour me conduire à l’entrée de la réserve, c’est fait ; expliquer au conducteur la route étant donné qu’il n’en a jamais entendu parler, c’est fait ; quitter le goudron pour emprunter une piste boueuse, c’est fait ; me faire déposer quelques centaines de mètres plus loin par le chauffeur qui a peur de salir sa carrosserie, c’est fait ! Il ne me reste plus qu’à marcher une petite heure. Un garde m’attend à l’entrée dans cinq minutes, dommage. C’était sans compter sur la gentillesse des Colombiens et de cet ouvrier à moto qui se demandait ce qu’un gringo pouvait bien faire ici tout seul et qui me fit goûter les joies des dérapages contrôlés en deux roues. Pile à l’heure.
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Le guide me fait faire le tour du propriétaire assorti de quelques explications. Je suis donc en mesure d’expliquer à mon tour l’histoire du site. Une grande partie de l’eau alimentant Manizales provient d’une source et d’une rivière locales, situées en l’occurrence exactement au cœur de la réserve. D’où l’idée qu’en préservant l’environnement à cet endroit on préservait aussi cette ressource naturelle providentielle, ce qui évite par exemple d’avoir ensuite à traiter l’eau avec
un tas de produits au goût douteux. Putain, mais oui, c’est un raisonnement si simple, évident et efficient. C’est à se demander pourquoi les personnes « compétentes » n’agissent pas toujours de la sorte. La prévention plutôt que la répression, l’instruction plutôt que la correction, la préservation plutôt que la restauration. Grâce à cette politique, la réserve naturelle du Rio Blanco - notons qu’elle est située entre 2240 y 3700 mètres - abrite aujourd’hui une flore et une faune exceptionnelles, dont de nombreuses espèces d’oiseaux. Tout cela à une heure de marche du centre ville, soit quinze minutes d’un taxi pas trop regardant sur la propreté.
Le temps était un peu humide et couvert. Les volatiles se montraient peu et nous n’avons observé que cinq ou six spécimens. Mais le guide m’expliqua un tas de choses sur les plantes et l’histoire du lieu, avant de me conduire à une maison où des « buvoirs » accrochés au balcon attirent des dizaines de colibris, et offrent une observation très rapprochée de ces drôles d’oiseaux-mouches. En face de la maison, un ours égaré a été « recueilli » dans un enclos. Il fait un peu de peine à voir, tout seul dans son lit en filet. Heureusement qu’il conserve sa souplesse dorsale pour jouer avec son machin. Ahhhhhhhh… les plaisirs solitaires.
http://parquesyreservasnaturalesdemanizales.blogspot.com/
Nous redescendons ensuite jusqu’à l’entrée où je rencontre un ouvrier travaillant sur des ouvrages hydrauliques un peu plus haut. Environ deux semaines de mission dans les montagnes souvent froides et pluvieuse avant de redescendre en ville et en famille. Celui-là n’a pu attendre, un problème intestinal l’obligeant à faire un saut à l’hôpital. Il n’aura pas tout perdu puisque je repars demain et me « débarrasse » de quelques vêtements chauds.
Ah oui tiens, c’est vrai ça, c’est déjà la fin du voyage. Ce soir le bus de nuit quitte Manizales vers 22H00. Il arrive à Bogota environ sept heures plus tard. Le temps de finir ma nuit dans le terminal, de filer en ville, d’avaler mon dernier petit déjeuner, mes derniers empanadas, un jus de fruit (pas le dernier sans aucun doute), et c’est l’ouverture du musée de l’or auquel Pascale a consacré quatre heures de visite samedi dernier. Je ne tiens que trois heures car tout ce bling bling me monte à la tête.
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C’est qu’ils étaient coquets les indigènes avec leurs parures, boucles d’oreilles et de nez, colliers, bracelets… Heureusement que les conquistadors ont fait une belle sélection en s’appropriant une bonne partie de la collection, souvent pour faire fondre les objets et frapper leur monnaie. Mais au fait, il parle de quoi au juste ce musée de l’or ? Et bien oui assurément, mais pas que ! On y voit aussi des objets en terre, bois et pierre, et l’on y apprend un tas de choses passionnantes sur ces civilisations pour la plupart disparues, mais dont des descendances vivent encore aux quatre coins du pays avec, pour certains, des modes de vie assez proches de l’original.
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Un petit pèlerinage dans le resto où nous découvrîmes l’Ajiaco il y a plus d’un mois (cf. premier épisode), puis les traditionnelles emplettes d’artisanat signant la liquidation du porte-monnaie et la fin du voyage, suivies d’un ultime tour en bus histoire de côtoyer une dernière fois population et transports locaux, me conduisent finalement à l’aéroport international El Dorado.
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Il est trop tôt pour faire un bilan, et j’ai encore trop de choses à savourer. Une certitude, ce pays est bluffant et n’a rien à voir avec les idées sordides qu’on tente de nous dicter. En tous les cas pas celles d’un pays de terroristes où la kalachnikov pointe son canon à chaque coin de rue, où l’on vous dépouille et vous enlève sans autre forme de procès, et où l’assassinat gratuit est monnaie courante. Enfin si, tout cela est vrai. Mais les terroristes ne sont pas ceux que l’on croit. Les assassins ne sont pas ces quelques minorités contraintes de se cacher pour résister, mais l’oligarchie dirigeante et bien visible. Les criminels ne s’appellent pas guérilleros mais paramilitaires et agissent en toute impunité. Les victimes ne sont pas des touristes mais des indigènes et autres résistants qui souvent ne réclament rien d’autre qu’une terre pour vivre. Tout cela est bluffant bien sûr car les bons touristes que nous fûmes n’y virent que du feu, visitèrent pendant plus d’un mois un pays paisible, magnifique et joyeux, pensant que les conflits avaient cessés, que les méchants s’étaient assagis, alors qu’en fait il ne voyaient que ce qu’on voulait bien leur montrer. Et ce n’est qu’à leur retour, curieux d’en apprendre un peu plus sur ce pays qu’ils aimaient, que la triste vérité apparue.
Hasta la vista Colombia pour visiter ta face cachée y hasta siempre Colombia la lucha continua !
Des infos sur la réalité colombienne :
A lire absolument :
Colombie, derrière le rideau de fumée. Histoire du terrorisme d’Etat (Hernando CALVO OSPINA)
Le Temps des Cerises éditeurs, mars 2008, 400 pages, 20 Euros
A voir absolument :
Colombie, Histoire du terrorisme d'État-1ère partie
Colombie, Histoire du terrorisme d'État-2ème partie
Colombie, Histoire du terrorisme d'État-3ème partie
Plan 2 Colombie : un plan de guerre contre le peuple
De nombreuses vidéos sur : Pantuana TV
Et pour finir sur une note plus joyeuse, voici la recette de L’Ajiaco. L’Ajiaco est LA spécialité de Bogotá, il se prépare de différentes façon mais généralement avec les mêmes ingrédients en proportions différentes. On peut simplement changer le poulet pour un morceau de viande.
Ingrédients :
16 tasses d’eau (on peut échanger 4 tasses d’eau pour 4 de lait)
500 gr de patate criollas, pelées et coupées en rondelles
1 Kg de patates paramunas, pelées et coupées en rondelles
750 gr de patates sabanerass, pelées et coupées en rondelles
1,5 Kg de poitrine de poulet (ou blanc de poulet)
4 maïs tendres, coupés en morceaux
3 oignons long
4 gousses d’ail
1 bouquet guascas (herbe aromatique de Bogotá)
1 bouquets de cilantro (autre herbe aromatique, ressemble à du persil avec le goût
e la coriandre)
1,5 tasse de crème de lait
4 avocats, coupés
1 tasse de câpres
Sel et poivre
Préparation :
Mettre les poitrines, les patates, les oignons longs, sel et poivre à cuire dans l’eau et le lait. Mélanger régulièrement et laisser entre 45 min et 1 heure, jusqu’à ce que la viande et les patates soient cuites, qu’elles commencent à se morceler. Ensuite enlever le poulet et les oignons et mettre le maïs, qui ont été cuit préalablement, et conserver le tout à feu doux jusqu’à obtenir la texture souhaitée. On ajoute la guascas 5 minutes avant de servir.
Juste avant de servir remettre le poulet (il peut aussi se servir à coté) et servir comme une soupe avec le maïs, le poulet et le reste. Mettre dans un bol la crème et dans un autre les câpres. Chacun les ajoute dans son assiette à son goût. De même avec les avocats.
Poursuivant le chemin sur le plateau, nous découvrons ce que je prenais de loin pour une forêt de cactus, mais en fait non. Méprise totale, méconnaissance du sujet, je suis confus. Ce sont des Frazilejones (1). Je vous prie de m’excuser. Quoiqu’il en soit, ces plantes donnent un air vraiment singulier et sauvage au paysage, un air de bout du monde. Nous quittons le plateau pour suivre une crête escarpée après avoir longé d’autres lacs plus modestes, et entamons doucement la descente. Comme il fallait s’y attendre, la végétation reprend des couleurs, quelques oiseaux exotiques de type perruches vert fluo en quête de fruits à picorer virevoltent à nos côtés, les fincas réapparaissent et nous rendons visite à l’une d’entre elles. | |
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Finalement, me voilà à Manizales, chef lieu de la région de Caldas. La ville n'a pas grand intérêt, en tous les cas pas par la beauté de ses monuments ou son charme pittoresque. On vient à Manizales pour ses environs, en l'occurrence la zone caféière où de nombreuses fincas proposent une visite guidée de la production, et aussi pour le parc national de Los Nevados dont le sommet culmine à 5400 mètres, et que l'on peut approcher en une journée sans aucune difficulté, moyennant l'aide d'un tour opérateur. Pour faire le malin, je choisis une autre option afin de randonner trois jours dans le parc à l'écart du circuit touristique classique. Le tour opérateur en question, très serviable, me dégote un petit vieux qui fera office de guide ; même service mais à un prix défiant toute concurrence. Après avoir fait le plein de provisions ensemble, rendez-vous est pris pour demain matin 3h30.
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Il est à l'heure le bougre. Le taxi nous dépose à l'autre bout de la ville, en pleine nuit dans une rue déserte. Un homme passe, dissimulé sous un passe-montagne et un pancho, un parapluie à la main, accompagné d'un chien. Mon petit vieux et l'homme discutent le bout de gras comme de vieux copains. Arrive un autre gars, puis un motard livreur de journaux qui fait le plein de sucettes chez l'épicier dont le rideau vient de s’ouvrir. Il est 4h30. Café tinto pour tout le monde. D'autres arrivent encore, sortant d'on ne sais où, venant ici on ne sait pourquoi. Enfin, arrivent une chiva géante et une jeep. Il est 5h30. Nous prendrons la jeep. Le temps de changer une roue et de faire tomber trois fois la voiture à cause d’un crick malveillant, et nous voilà partis. Il est 6h00. Je comprends rapidement le pourquoi de ce lieu de rendez-vous incongru quand nous arrivons au bout de la rue, que sans transition, nous quittons la ville et grimpons sur une piste. La chiva géante nous suit avec à son bord des passagers, du matériel et sans doute des provisions. On n'a pas fait plus de trente kilomètres, mais ça a pris trois heures. Je ne savais pas qu’une voiture pouvait physiquement passer par une route aussi mauvaise. D'ailleurs, ce n’est plus une route mais un tas de cailloux et de trous disposés en long à travers la montagne. La piste dessert des fincas, et permet également de collecter le lait. Nous sommes les derniers à descendre, quelque part au milieu de nul part. Et justement, au milieu de nul part, à 3500 mètres d'altitude, voici venir un VTTiste super équipé (sac à dos, duvet, tapis de sol, vêtements techniques), qui se trouve être un très bon ami de mon petit vieux. Dans ce paysage semi désertique, cette rencontre est des plus improbables, tout comme celle d'un militaire accompagné de sa fidèle mitraillette, et chargé de surveiller le secteur. Mais où est l'ennemi ? Tout seul et étant donné l'étendue du domaine, c'est pas évident qu'il le trouve.
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Nous chargeons les sacs à dos et suivons la piste qui continue doucement sa montée. Aujourd'hui Jairo a prévu une petite étape histoire de nous acclimater à l'altitude, avant d'attaquer la grosse étape de demain. Pour commencer, nous allons voir les fermiers et tenter de se faire servir un petit déjeuner. Non seulement servi, mais aussi offert : café con leche en direct de la vache et beignets de maïs en direct de la marmite huileuse. Cette halte est l'occasion de découvrir l'intérieur d'une cuisine et de constater qu'elle ressemble à ce qui se faisait chez nous il y a quelques années en dehors des villes, c'est à dire une grande pièce pouvant accueillir les repas, encombrée d'un immense fourneau à bois faisant office de chauffage le soir et l'hiver (bien qu'ici les saisons ne soient pas bien distinctes). En échange de ce ravitaillement, le guide offre à tous les pensionnaires de la ferme, des biscuits et autres sucreries, nourriture providentielle dans un coin de montagne aussi isolé. Les pensionnaires en question profitent de cette belle journée ensoleillée pour opérer les bovins. Au début, je ne comprenais pas bien l'objet de la chirurgie. Une vache allongée sur le côté à qui l'on trifouille le bas ventre pour en extraire un truc sanguinolent, sorte de kyste géant. Quand la suivante est arrivée, j'ai tout de suite compris (ne me demandez pas comment j'ai fait), qu'il s'agissait de taureaux et que le kyste en question était une couille. Pas de chichi ni d'anesthésie locale, un coup de bistouri, une incision, une couille dépecée sur laquelle on tire, entortillant les « canaux » afin qu'il n'en reste plus un centimètre, un coup de bistouri pour sectionner le « canal », et la couille fini sa course dans un seau où flotte déjà plusieurs paires. L'animal est libéré, magie de la chirurgie et métamorphose du taureau, il est devenu boeuf.
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Ragaillardis par ce petit déjeuner paysan et cette expérience délectable, nous reprenons la marche en direction de l'entrée du parc. Autour de nous, des montagnes, pâturages pour les plus douces, couvertes de neige pour les plus hautes, une végétation assez basse sans doute contrainte par le vent et la température nocturne, un petit air de steppe mongoles, en tous les cas de grands espaces et de tranquillité. Trois heures plus tard, nous posons les sacs à dos dans une pièce minable appartenant à une finca un peu délabrée, tenue par un jeune couple. Seuls quelques chevaux broutant aux alentours leur tiennent compagnie. A 3850 mètres et loin de tout, je me demande bien de quoi ils vivent et comment ils occupent leurs journées. Fin de la première étape, nous visitons les environs et constatons rapidement que ces confortables touradons sont propices à une sieste abritée du vent. Le coucher de soleil est magnifique, d'autant plus qu'il annonce l'heure du repas que nous partageons avec nos hôtes, dans la cuisine comme il se doit, pas bien loin du fourneau.

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