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Norge 2008 - Andre episode : turer og annet å snakke med og mange andre ting crispy

Publié le par Yves

Norvège 2008 – Deuxième épisode : les rando’ parlons-en et plein d’autres choses croustillantes


Les rando’ parlons-en puisque c’est le titre de l’épisode. Et bien, sachez que se promener hors sentier n’est pas à la portée du premier venu et que nous avons fait les frais de cette découverte majeure. La plupart du temps, s’il n’y a pas de sentier, c’est qu’il n’y a pas de passage possible et qu’on a beau insister comme des abrutis, cette loi est assez universelle. Je parle du sud des Lofoten, où les parois sont raides, les montées éreintantes, les descentes périlleuses, où les chevilles se tordent dans les chausse-trappes naturelles, où les cuisses souffrent à chaque pas, où le sac à dos pèse soudain trois fois plus lourd, où chaque mouvement demande concentração e precisão. Ça a l’air chiant comme ça, mais au bout du compte, on a vu des coins magnifiques, trouvé des panoramas hallucinants, et croisé des paysages incroyables.

Les paysages, parlons-en puisqu’on en parle. Et bien sachez que les îles Lofoten ressemblent au Queyras, aux Pyrénées, à la Bretagne, à Madère, avec un petit air Irlandais et une touche Patagonienne. Donc c’est un lieu unique vous l’aurez compris.

Des montagnes pas très hautes (1100 mètres à tout casser pour les Lofoten) mais dressées à pic. Des lacs, étangs, points d’eau, cascades, névés, cours d’eau comme éléments permanents disséminés à tous les étages.

Les étages montagnards puisqu’on y est : le même type de végétation que dans les Alpes mais à une altitude bien inférieure, puisqu’on trouve tout entre 0 et 800 mètres, contre 3500 mètres chez nous. Un flore variée et riche, parfois d’une densité incroyable, donnant la sensation d’évoluer dans une ambiance tropicale au milieu des fougères et des orchidées – ce qui nous paraît étonnant compte tenu de la latitude élevée. Les points de vue sont imprenables - la montagne au milieu de la mer n’y est pas étrangère – sur les fjords, les lacs, l’océan, l’enchaînement des sommets, la côte norvégienne au loin…

 


Pour la beauté des points de vue, la lumière donne également un sacré coup de pouce (on reparlera du pouce un peu plus tard si vous voulez bien). Toujours présente, pas très plongeante, plutôt rasante (attention je n’ai pas dit « barbante »), la lumière des hautes latitudes est vraiment particulière et ressemble à une de ces belles fin de journée de chez nous, un jour où la journée n’en finit pas. Et oui, faut bien se faire une raison, depuis bientôt deux semaines qu’on a débarqué en Norvège, la nuit et même l’obscurité ne sont que des vieux souvenirs ; agréable et déroutant. Et plus on monte vers le nord, et plus le phénomène s’accentue. Mais plus l’été avance et plus le phénomène diminue. Match nul.

Faut-il que je fasse un petit cours de géo pour vous expliquer ce processus ? J’en doute, mais bon… Chacun sait plus où moins que l’été, vers les pôles, les journées durent 24 heures, et que l’hiver les nuits n’en finissent pas. Etant donné que nous avons franchi le cercle polaire, nous sommes extrêmement bien placés pour vérifier la véracité du phénomène.

Mode opératoire :

1 - Trouver un endroit dégagé avec vue sur mer côté nord.

2 - Ne pas aller se coucher.

3 – Attendre.


Le premier test fut assez troublant puisque nous nous perchâmes à environ 1000 mètres et des brouettes pour être précis, ce qui nécessairement, compte tenu de la rotondité de la terre (je tenais particulièrement à placer ce mot), agit sur la hauteur du soleil à l’horizon – nous vîmes donc le soleil plus haut qu’on ne l’eu vu en étant posé sur la plage. Mais le plus étrange dans cette histoire, est qu’à minuit passé, le soleil procéda à une sorte de feinte de corps astral, puisqu’au lieu de stopper net dans son élan et d’opérer une lente remontée, il continua à plonger comme pour prendre un bain de minuit. Et c’est là que le bas blesse. Car non seulement il aurait déjà du être au plus bas depuis quelques minutes, et en plus passé une certaine heure, on ne peut pas vraiment parler de bain de minuit. Et de surcroît, le soleil, même au plus bas de sa course (une heure du matin finalement, décalage d’une heure avec l’heure solaire), n’atteignit pas l’horizon, ne se baigna donc point, et loin s’en fallut. Mais puisque la terre est ronde et que nous étions perchés en altitude, nos calculs sont faussés. Je vous donne ainsi rendez-vous dans quelques lignes au niveau de la mer (j’espère que je suis clair et que tout le monde suit).

 

En effet nous y voilà, quelques jours plus tard : ciel dégagé, horizon à perte de vue, altitude zéro et le nord en point de mire. Tout se passe comme prévu et le soleil après avoir posé un pied dans l’eau amorce tranquillement sa remontée.

Toutes ces expériences et autres vérifications nous obligent bien sûr à des veillées tardives. Petit à petit, et de manière assez naturelle, nous adoptons un nouveau rythme. Nos nuits – je parle de nuit de sommeil – commencent vers 1h30 / 2h00 et se terminent vers 11h00. Petit déjeuner vers midi et démarrage de la journée vers 13h00. Pause déjeuner entre 17h00 et 19h00, dîner entre 22h00 et minuit.

C’est donc le moment d’aborder un point crucial de ce petit périple, la bouffe !

 

 

Retrouvez la suite de nos aventures dans le prochain épisode « Maten, en avgjørende punktet ».

 


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Norge 2008 - Første episoden : den starter strong

Publié le par Yves

Norvège 2008 - Premier épisode : un départ en fanfare

 

Lofoten, mercredi 16 juillet 2008-08-07

 

Quasiment dix jours qu’on est là et je n’ai toujours pas écrit une ligne. Alors aujourd’hui j’ai acheté un carnet. Et par un subterfuge retro-temporel nommé flash-back, je m’en vais, de ce stylo, remonter le temps.

 

Au tout début on a failli être tellement en retard pour prendre le bus direction l’aéroport qu’on est arrivé très en avance. Alors on peut vous dire que Lyon-Satolas rebaptisé c’est vraiment un endroit où il fait bon vivre.

Lyon-Oslo via Frankfort le temps d’avaler un bon petit sandwich made in Lufthansa et nous voilà en t-shirt à l’aéroport international d’Oslo, situé à une certaine distance de la capitale norvégienne. Suffisamment en tous les cas pour que la compagnie SAS qui affrète les bus en profite pour pratiquer des prix exorbitants pour aller en centre ville - 40 euros par personne – c’est parti, fait chauffer le porte-monnaie. Tout ça pour quelques heures d’attente et de transit. Mais on a craqué. Bref.

 

Oslo, comment vous dire ? En d’autres termes, comment vous décrire Oslo ? Oslo, c’est un peu comme si on demandait à un groupe d’architectes de construire des bâtiments, pas nécessairement beaux, et sans aucune concertation ni réflexion urbanistique. Y’a pas grand-chose qui aille ensemble, on ne peut pas non plus parler d’harmonie, ni d’unité architecturale. C’est tout simplement du grand n’importe quoi. Au milieu de toutes ces magnifiques constructions, ou plutôt en bas, résistent encore d’anciens bâtiments au style plus typique, donnant à quelques rues un certain charme. Mais les charmes véritables sont ailleurs et il faut plutôt regarder du côté du port, des terrasses bondées un peu partout et de la tranquillité du centre ville malgré un nombre important de promeneurs, pour goûter les plaisirs de cette capitale.

Ceci n’est qu’un bref aperçu complètement tronqué puisqu’à trois heures du matin nous levons le camp en direction de l’aéroport, alors que la nuit noire n’a toujours pas fait son apparition et que le jour se lève déjà.

Un saut de puce aérien nous propulse à Bodø, petite ville portuaire située au nord du cercle polaire. Oslo nous paraissait calme, Bodø nous paraît encore plus calme. On dirait même que cette ville est complètement endormie, voire morte. Après un léger ravitaillement en prévision des prochaines randonnées, nous sommes ruinés. Une nouvelle fois, le porte-monnaie a eu bien chaud. Pendant ce temps, Bodø s’est un peu réveillée, mais pas assez pour nous donner l’envie d’y rester. Alors nous prenons le ferry en direction du sud des îles Lofoten.

 

On n’a rien vu de la traversée à part des nuages et une sorte de brume. A l’arrivée, ça se dégage un peu, ô miracle, suffisamment pour apercevoir quelques crêtes et sommets, des reliefs escarpés qui augurent de randonnées pas piquées des mollets.


 






 
Ça ne paraît pas très drôle tout ça. Mais ce n’est que le début. Alors, retrouvez nos aventures dans le prochain épisode « Turer og annet å snakke med og mange andre ting crispy ».

 


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Lâcher de mini-percussions

Publié le par Yves






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Lâcher de percussions, l'invité mystère

Publié le par Yves







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Un truc de ouf', le Vallon des Auffes !

Publié le par Yves















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Une partie de pétanque...

Publié le par Yves


































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Lâcher de percus'

Publié le par Yves


On participe à ce truc de maboul avec la batuc, alors pour ceux qui s'ennuyent fin juin, seja bem venidos !





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Affichues bien fiches

Publié le par Yves















Facile de faire des photos de photos surtout quand elles sont belles. Mais c'est surtout pour témoigner de la vie intense des murs Marseillais. A chaque coin de rue un petit détail, un tag, un collage, un graph, une affiche... Alors, ouvrez l'oeil, et pas n'importe lequel.


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Chaises musicales, enfin presque, et autres bizarreries.

Publié le par Yves



















Imaginez un gigantesque souk, village de bambous qui poussent à plus de 6 mètres de haut, en plein centre ville.

Dans les échoppes de ce village à l’architecture éphémère, des voyages sonores, ludiques et mystérieux attendent les visiteurs : acteurs, bonimenteurs, slameurs, conteurs, savants, poètes, musiciens vous étourdissent de tous les mots de la terre.

Le Dit du Bambou, Souk de la Parole (Cie Bambuco et Caracol)


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J4, touché !

Publié le par Yves






Entrée du vieux port, sortie des bateaux, départ pour certains, arrivée pour d'autres, le J4 n'est pas un lieu comme les autres, le J4 n'est pas un lieu commun.


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